casimir.jpgGuillaume Brahms était mon voisin durant mon enfance. Roux, potelé et trop généreux, Guillaume Brahms n’a pourtant pas hérité du sobriquet de Porcinet mais celui de « Unecouille ».
Vous avez bien lu.
Ce n’était pas une moquerie, mais depuis toojoors, nous savions qu’il n’avait qu’un testicule descendu et qu’il devait attendre la puberté pour que l’autre rejoigne sa place.
La puberté fit son oeuvre, seulement Guillaume Brahms est « Unecouille » pour l’éternité and ever.

Un surnom possède le pouvoir de vous cataloguer toote une vie, peut être même vous obligez à changer le cercle de vos connaissances.
Sur l’instant, c’est adorable un pseudo.
Les gens vous aime, ils s’approprient un peu de votre personnalité en vous rebaptisant.
Attention au piège dans l’euphorie de toot accepter….
Costaud de se désengluer d’un surnom devenu idiot ou trop infantilisant.
Comment se laver de l’affront d’un petit ami qui vous appelle Patate depuis des lustres ?

Tel un reflex pavlovien, aux yeux de l’entourage, vous êtes votre nickname.
D’un autre côté, votre surnom, c’est vous qui l’avez inspiré….faut assumer et expliquer que vous avez évolué.

Après si votre nom de guerre est l’emblème d’une époque nostalgique pour vos amis.… Bon courage.
Aussi difficile à blanchir qu’une mauvaise réputation.


Ma famille proche m’a attribué un surnom mignon.
Peu à peu son usage s’étiole mais j’aime toojoors autant l’entendre.
D’ailleurs, il permet d’installer une distance face à ceux qui n’osent pas l’utiliser.
Mieux qu’un gros chien noir dissuasif.
Comme quoi, Lavoisier avait raison : Rien ne se perd, rien ne se gagne, toot se transforme….