Gamin, cela s’appelle une fausse joie.
Les parents, excédés, calme les enfants d’un « mais oui on fera ça demain ».
Le ça en question n’arrive jamais, c’était juste une ruse perverse pour obtenir la paix.
La naïveté enfantine permet de répéter le trick à l’infini.
Mais comment on fait une fois adulte face aux fausses joies ?
Comment gérer une déception ?
Et puis d’abord, qu’existe-t-il de pire qu’être dépité ?
Cela concerne toos les domaines.
Un appel qui annule, un ami qui s’avère ne pas en être, une tablette de chocolat fondante mensongère, des chaussures superbes qui se révèlent douloureuses…..
Je ne vous parle pas de « oh dommage » mais vraiment d’un désenchantement.
Une sensation de vide dans son corps.
Un truc que l’on avait imaginé grandiose, extra ou toot simplement agréable et qui se révèle nul voir neutre.
Toot commence par des petits mensonges, puis des promesses non tenues et pfffff, plus rien.
En bonne innocente, je tombe dans le gâteau à chaque fois.
« Je vais faire tel truc ou tel machin rien que pour toi, tu verras »
Bon….j’ai rien vu.
Syndrome Remi sans famille.
C’est le souci quand on possède une excellente mémoire.
Oui, le parcours scolaire, la culture générale c’est very easy mais hello la rancune et les désillusions liées au « toojoors d’actualité dans ma tête ».
Il y a des gens revenus de toot qui appréhende les évènements sereinement.
Pas de films internes, pas de surprises, ils savent avant le déroulement.
Du coup, ces personnes là sont aptes à se laisser surprendre.
Parfois, une personne est initiatrice de la duperie. Grrrr…
D’autres fois, on se dupe soi même.
Et là, c’est plus assommant, il faut revoir ses ambitions et ses envies à la baisse.
Se recentrer sur soi.
Ce « salopiaud » de Nietzsche a dit « la mémoire est une plaie purulente »….
Pénible ce type a toojoors avoir raison.















Toos les dessins ainsi que toos les articles écrits de ce Blog sont copyright Tymilk 2007, 2008.
6 comments
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avril 25, 2008 à 15:24
trinitty
A force d’être souvent déçue, j’ai adopté depuis peu l’état d’esprit “je n’attends rien de personne”. Je pense que je me sens mieux ainsi. Tout à fait d’accord sur le grand effet de la mémoire, y en a pour qui c’est comme une passoire, c’est incroyable! Remets-toi bien de tes émotions, bises!
avril 25, 2008 à 15:22
titi
Une fois encore tymilk tu mets le doigt que quelque chose d’intéressant qui fait appel à des aspects plus profonds de la personne qui n’y parait.
La partie immergée de l’iceberg quoi.
Le fait que ce que font les autres nous atteigne montre que l’on est encore dépendant du regard de l’autre, qu’on cherche une sorte de valorisation dans son regard.
Or arrive un moment où l’on doit suffisamment se connaitre pour ne plus (ou moins) être soumis à ce que nous renvoient les autres, ou alors encore mieux à ne retenir que ce que l’on projette de positif et ce que les autres dégagent de positif.
Comme vous dites c’est beaucoup une histoire de caractère aussi, il s’effectue une sélection de la mémoire, à chacun de ne sélectionner que ce qui lui correspond. Qq’un qui veut voir le mal verra le mal partout, qq’un qui veut plaire, sentira qu’il plait, etc…
Et ben je me suis étalé pour une fois (oui il fait beau et j’ai pas envie de bosser)…
avril 25, 2008 à 15:46
tymilk
Trinitty> T’as raison, je vais apprendre la technique de la passoire!
Titi>Mais si le regard des autres ne nous touche plus, ya pas un risque de se transformer en Mick Jagger ou Madonna.
C’est à dire en monstre d’égoïsme déspotique?
J’aime bien quand tu t’étales, ça te réussi le Brunch…..hu hu…..;)
avril 25, 2008 à 15:43
Bambi Nipples
Je suis une passoire, c’est infernal, je met trois plombes à réagir! Du coup quand je pète un câble, je rase tout! Pas très modéré hum hum…
mai 5, 2008 à 15:32
Caro
Je suis pas certaine que Madonna s’exempte du regard des autres. Elle est certes despotique mais également accroc à son image.
Je suis pas ok avec Titi.
Le regard d’autrui est nécessaire. Il permet de borner notre comportement, de nous évaluer.et de rectifier le tir en cas de besoin.
Le tout est de ne pas en être otage.
Mais il faut se préoccuper de ce que pensent les autres et de la façon dont ils nous voient. Parce que le regard d’autrui n’est pas forcément faux ! Les autres réagissent en fonction de ce qu’on leur envoie. On récolte souvent ce que l’on sème.
L’auto-congratulation genre “je sais ce que je vaux, et je me désintéresse de ce que les autres en pensent” mène à la suffisance et au statu quo intellectuel. Mais c’est sûr qu’on a la paix.
mai 5, 2008 à 15:03
tymilk
Pas simple de trouver les limites que l’on veut s’imposer par rapport à l’avis de ceux qui nous entoure.
La “connard attitude” des fois, c’est pas mal.