Profitons de ces derniers jours d’été pour optimiser notre vision de l’Homme Moderne.
Qui dit retour du froid, dit retour des manteaux ou autres caches poussières.
L’homme moderne vit ses derniers jours sans artifices avec pour seul accessoire son sac.
Hoo lala…. le sac des hommes….
Affaire à scruter minutieusement pour en savoir un peu plus sur l’énergumène en face de vous.
Suivant le choix du modèle et sa façon de le porter, voici quelques pistes.


Le Cowboy.

Rien dans les mains, rien dans les poches, le Cowboy des temps modernes n’est épris que de liberté et de grands espaces.
Non aux entraves du portefeuille, porte monnaie ou autres paquets en cuir.
Toot dans le slip.
Papiers glissés dans la poche arrière du jeans.
Toot à vous, cet homme garde ses mains disponibles pour tootes actions indispensables à son quotidien.
(Maîtriser un veau sauvage à mains nues, rouler une cigarette qu’avec le pouce, claquer vos fesses de jument soumise virilement…).

Ambiance : Benicio Del Toro, Sergi Lopez.

Le Gringalet.

Le Gringalet porte une énorme besace vintage en cuir informe.
Syndrome de l’escargot gluant.
Gri gri, clef usb 30 giga, photo de son caniche abricot ou d’Eva Longoria nue…..
Tel le capitaine caverne, le gringalet a toot sur lui « au cas où ».
Ce qui est un peu triste puisque personne ne lui demande rien.
La dite besace est généralement en mauvais cuir donc elle ne sent pas très bon.
Mais le gringalet en est si fier, il sait que sa besace compense son manque de charisme.

Mood : Edward Norton, John Cusack.

L’Arnaque.

« Mon sac c’est toot moi toot entier»
Voilà le credo de l’arnaque.
Sa personnalité se résume au choix de son sac.
Glitter ? Aluminium ? Clouté ?
Volubile et lunatique, l’Arnaque s’adapte aux modes et fuit toot ce qui lui semble has been.
Bien loin des futilités du côté pratique et utile qu’offre un sac.
Toot dans le visuel.
Sa pochette toot en strass est vide ? Normal, question de style, baby.

Modèles :Ru Paul, Dita Von Teese, Billy Zane.


La Tortue.

Une bonne tortue ne jure que par le sac à dos.
Pas une merdouille en toile de jute, nan nan, le vrai sac à dos Eastpack.
Porter avec les deux bretelles bien enclenchées sur les omoplates.
Pas le coup non assumé d’une seule mise en vrac sur l’épaule.
Mais qui a-t-il de si indispensable dedans pour qu’il passe sa vie avec ce truc englué sur son dos ?
Qu’il fasse toot valser avec son fichu sac à dos dès qu’il se tourne ?
Chaussettes en fil d’écosse anti ampoule, aspirine périmée, rustine, clef de douze, biscuit écrasé au fond, trèfle à quatres feuilles écrabouillé…
Vous l’aurez bien compris, il n’y a rien d’intéressant dans ce fameux sac à dos.
Juste de quoi exprimer un état d’esprit.
« Je suis dispo pour tootes les aventures mais je suis un peu pénible quand même »

Influences : Ewan Mac Gregor, Michel Drucker.

Toot ce blabla pour vous dire messieurs, de soigner votre sac.
Oui, il est peut être votre meilleur ami : fidèle, buriné et odorant.
Mais il peut à lui toot seul vous envoyer illico dans le camps des ringards…..